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Chương Đài

CD-KVK310 – Từ 1233 câu dến câu 1274
Thơ : Nguyễn Du (1766-1820).
Nhạc : Quách Vĩnh-Thiện
Paris, le 2 Mars 2008

HuongGiang

Ca Sĩ : Hương Giang

https://www.youtube.com/watch?v=KcYsps9B_YI&list=UURuamTfHI51hDifqPxXqQ8g

 

KVK310-ChuongDai-PDF

Khi tỉnh rượu lúc tàn canh,
Giật mình mình lại thương mình xót xa,
Khi sao phong gấm rủ là,
Giờ sao tan tác như hoa giữa đường,
Mặt sao dày gió dạn sương,
Thân sao bướm chán ong chường bấy thân,
Mặc người mưa Sớ mây Tần,
Những mình nào biết có xuân là gì,
Ðôi phen gió tựa hoa kề,
Nửa rèm tuyết ngậm bốn bề trăng thâu.
*
La lá la … la lá la … la lá la la … la lá la la …

Cảnh nào cảnh chẳng đeo sầu,
Người buồn cảnh có vui đâu bao giờ,
Ðòi phen nét vẽ câu thơ,
Cung cầm trong nguyệt nước cờ dưới hoa,
Vui là vui gượng kẻo mà,
Ai tri âm đó mặn mà với ai ?
Thờ ơ gió trúc mưa mai,
Ngẩn ngơ trăm nỗi giùi mài một thân,
Ôm lòng đòi đoạn xa gần,
Chẳng vò mà rối chẳng dần mà đau.

La lá la … la lá la … la lá la la … la lá la la …
*

Nhớ ơn chín chữ cao sâu,
Một ngày một ngả bóng dâu tà tà,
Dặm ngàn nước thẳm non xa,
Nghĩ đâu thân phận con ra thế nầy,
Sân hoè đôi chút thơ ngây,
Trân cam ai kẻ dỡ thay việc mình,
Nhớ lời nguyện ước ba sinh,
Xa xôi ai có thấu tình chăng ai,
Khi về hỏi liễu Chương Ðài,
Cành xuân đã bẻ cho người chuyên tay.
*
La lá la … la lá la … la lá la la … la lá la la …

Tình sâu mong trả nghĩa dày,
Hoa kia đã chắp cành nầy cho chưa ?
Mối tình đòi đoạn vò tơ,
Giấc hương quan luống lần mơ canh dài,
Song sa vò võ phương trời,
Nay hoàng hôn đã lại mai hôn hoàng,
Lần lần thỏ bạc ác vàng,
Xót người trong hội đoạn tràng đòi cơn,
Ðã đày vào kiếp phong trần,
Làm cho cho hại cho tàn cho cân,
Ðã đày vào kiếp phong trần,
Sao cho sỉ nhục một lần mới thôi.

La lá la … la lá la … la lá la la … la lá la la …

Le saule de Chuong Dai
( Chương Đài )
CD-KVK3-10, de vers 1233 à vers 1274.

Poème : Nguyen Du (1766-1820).
Musique : Quach Vinh-Thien. Paris, le 2 Mars 2008.
Traduction : Nguyen Van Vinh

Voix : Huong Giang

Mais il arrivait que l’ivresse passée, la nuit achevée, Kieu reprenait possession d’elle-même.
Alors elle sursautait et en pensant à elle-même, elle avait eu pitié de son propre sort et éprouvait d’atroces souffrances. Pourquoi avoir été élevée dans la soie et le velours ?
Et pourquoi être maintenant foulée comme une fleur jetée au milieu de chemin.
Comment cette figure a-t-elle pu s’endurcir aux vents et aux intempéries ?
Comment ce corps a-t-il pu dégénérer jusqu’à blaser les galants les moins difficiles ?
Oh, pauvre corps ! Indifférente aux caresses d’amants inconnus.
En elle-même, Kieu ignorait totalement les joies du printemps.
Que de privautés elle dut subir de la part des premiers venus ?
Les rideaux qui garnissaient ses fenêtres étaient à moitié trempés de neige et la lune éclairait silencieusement ses nuits par les quatre côtés de la maison.
Quel paysage pouvait être beau à une personne si triste ?
Quand l’homme est triste, rien ne peut lui paraître gai ?
Que de fois, elle dut recourir au plaisir de dessiner et aux charmes de la versification.
A des airs de Tiba ( Pipa ) sous la clarté lunaire et à des parties d’échecs sous les fleurs.
Mais toute cette gaieté n’était qu’une gaieté forcée une attitude.
Où était l’âme sœur qui la comprit pour qu’elle mette du sentiment dans le geste.
Insensible aux plus douces beautés de la nature. Elle restait constamment  mélancolique la pensée continuellement assaillie par les multiples événements qui bouleversaient son existence et son âme toujours solitaire demeurait sans cesse préoccupée. Son cœur était affecté dans ses nombreux replis et passait sans répit des pensées lointaines aux pensées proches.
Sans avoir été brassé l’écheveau de sa pensée s’embrouillait sans avoir été frappé son cœur était meurtri. Elle se souvenait de ceux à qui elle devait les neuf grands bienfaits. Chaque jour les faisait pencher davantage vers le soir de la vie. Du lieu où ils étaient et dont elle était éparée par de longs cours d’eaux et des montagnes éloignées.
Comment pouvaient-ils penser que leur chère enfant pût avoir un sort si lamentable ?
Sa pauvre sœur et son frère étaient encore jeunes et inexpérimentés.
Qui donc la remplaçait auprès des chers parents pour leur servir les choses bonnes et douces ?
Elle se souvenait encore des serments échangés avec son bien aimé. De si loin, sait-il seulement tout ce qui se passe dans mon cœur ? De retour, il a dû s’informer du saule de Chuong Dai. Et se demander si ses rameaux printaniers n’avaient pas été cueillis par de multiples mains. En échange de son amour profond, j’espérais lui marquer en retour une reconnaissance durable.
La substitution que j’avais proposée s’est-elle réalisée ?
Le nœud de ses sentiments dans les multiples replis de ses entrailles, s’embrouillait comme un écheveau de soie emmêlée. Et elle faisait des rêves où apparaissaient les sites familiers de son pays d’origine, rêves qui se succédaient au cours des langues veilles de la nuit.
Derrière ses rideaux de fenêtres de soie transparente, elle se sentait exilée dans ce coin de ciel inconnu. Et les radieux couchers de soleil se succédaient aux couchers de soleil radieux.
La lune d’argent alternait avec le soleil d’or. Sa pitié se portait vers ses compagnes de misère et à plusieurs reprises elle sanglotait.
Ainsi donc, pensait-elle, puisqu’il vous a été donné de porter le beau titre de jolie femme.
Il vous faut souffrir jusqu’à l’extrême limite du malheur en compensation de ce mince avantage.
Et une fois exilée dans ce monde des vents et des poussières.

Il vous faut boire la honte jusqu’à la lie une bonne fois.   

The willow of Chuong Dai.

( Chương Đài )
CD-KVK3-10, from verse 1233 to verse 1274.
Poem : Nguyen Du (1766-1820).
Music : Quach Vinh-Thien. Paris, March 2nd, 2008.
Translation : Hoai Van Tu.
Voice : Huong Giang

In the aftermath of parties, in the solitude of predawn time.
She shuddered with pains, bemoaning her unfortunate life.
Not long ago, I still was living in utmost luxury.
Why am I now like a flower thrown on the road, trampled and lonely?
O, my poor face! It has become hardened by shame and obloquy.
O, my body ! Bees and butterflies, have explored it to satiety.
Let those playboys and revellers go on with their erotic caresses.
I really don’t know what is carnal love voluptuousness.
She spent time contemplating flowers and enjoying the breeze.
She liked landscapes in a snow flurry and moonlit scenery.
But to her, any landscape or scenery appeared somewhat gloomy.
To a sad person, how could scenery offer any gaiety?
She sought relief in paining and poem composing.
In chess parties under a flower arch and in moonlit pipa playing.
Alas! All that gaiety was nothing but forced gaiety.
To whom could she confide her heart? Who could understand her really?
She remained indifferent to all this courting and flirting, definitely.
Hundreds of sad thoughts filled her mind and made her feel so lonely.
Her heart was lacerated by both old and recent memories.
Her grief and sorrow became tangled as if they were crumpled.
And she felt pangs in her heart as if it were pummelled.
She remembered the nine profound merits she owed her parents.
As time went by, they came closer to the evening of their existence.
Separated from her by mountains, water and thousands of miles.
How could they imagine that their child was in such a dolorous plight.
Her two siblings were still too young and inexperienced.
Who could replace her to prepare delicacies for her parents?
The love oaths exchanged with her erstwhile lover, she remembered.
So far from her, did he know all the grief and sorrow she suffered.
On his return, he would inquire about his lover that spring branch.
Could he ever imagine it had been picked and passed from hand to hand.
She wanted to pay him for his love, profound and intense.
And wondered whether the other flower had been grafted to that branch.
The skein of her sentiments got into an intricate tangle.
Dreams of her native place returned to her every night.
Far away from home, behind silk curtains, she lived a lonely life.
Golden sunset after golden sunset, she sighted.
Day after day, night after night.
Feeling sorry for her destiny of Rent Entrails, she cried.
Since she was bestowed that title of rosy cheeked beauty.
She had to endure extreme misery as compensation for the gift received.
Once condemned to a life of abominable misery.

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