Giáo dục Pháp-bản xứ tại Đông Dương
Chuyến thăm Lycée Petrus Trương Vĩnh Ký
(Nguyễn Tiến Lãng, đặc phái viên báo La Dépêche Coloniale, 25-4-1935)
(Nguồn: https://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Lycee_Petrus-Ky.pdf)
Phỏng dịch: Trần Thạnh
L’ENSEIGNEMENT FRANCO-INDIGÈNE EN INDOCHINE Une visite au Lycée Pétrus Truong Vinh Ky par Nguyen tien Lang.(La Dépêche coloniale, 25 avril 1935)(De notre correspondant particulier) Saigon, le 6 avril 1935 Sur treize hectares de terrain remblayé, assaini, disposé avec goût par le proviseur, M. Valençot, en parterres et en pelouses gazonnées s’encadrant entre les imposants bâtiments neufs, loin du bruit et de l’activité fiévreuse de Saïgon et de Cholon dont cet emplacement se trouve juste à la limite, dans la fameuse « Plaine des Tombeaux » rendue célèbre par les écrivains voyageurs, le lycée Pétrus-Ky est un des plus vivants et éloquents témoignages de l’effort éducateur de la France. — « Il faut bien comprendre leur mentalité. Je ne conçois pas que l’on puisse ne pas s’attacher à cette jeunesse, qui dans l’ensemble, présente tant de qualités qu’il nous appartient de développer par une bonne éducation française sachant s’appuyer également sur l’éducation familiale. » Dans l’immense cité scolaire, nous nous promenions depuis trois quarts d’heure. À travers les galeries, les préaux, les cours, après avoir pu visiter des classes, des laboratoires, la salle de dessin, la bibliothèque, les dortoirs et le réfectoire, tous d’un confort admirable, d’un entretien parfait, nous étions arrivés, le proviseur et moi, devant le vaste terrain des sports. La conversation de M. Valençot est de celles qui ouvrent des échappées nombreuses sur des méditations pleines de fruits, et qui, en même temps, les aident, les orientent, leur fournissent plus que des éléments ou des thèmes. Je me suis instruit beaucoup avec lui : Nous revenons sur la psychologie de l’élève annamite : — Le jeune Annamite, dit M. Valençot, surtout s’il est de famille peu aisée, est généralement travailleur, désireux de s’instruire. Le paresseux-type est extrêmement rare. Peut-être se sert-il un peu trop de la mémoire. Du moins, on ne saurait le critiquer excessivement s’il use, pour s’exprimer ou pour écrire, d’expressions toutes faites ou de clichés ; il est inévitable, que, dans la pratique d’une langue étrangère, on se serve des expressions consacrées par l’usage. Mais beaucoup de mes élèves des hautes classes manient le français avec une véritable élégance et assimilent des auteurs comme Marot ou Régnier qui ne sont pas toujours familiers aux élèves des lycées de France. L’élève annamite, très discipliné. joint des qualités de cœur à ses qualités d’intelligence. S’il est souvent susceptible, s’il ne se livre pas facilement, une fois qu’il a compris son maître et note le désintéressement avec lequel on s’occupe de son bien, il montre une confiance sans réserve, manifeste sa reconnaissance, est capable de franchise. » M. Valençot est intimement convaincu de la valeur de l’internat comme moyen d’imprégner l’éducation française qui doit aider le jeune Annamite à prendre conscience de sa personnalité. Il déplore le tarif actuel de l’internat, qui, en raison de la crise, écarte de l’internat un certain nombre de jeunes gens peu fortunés, ou fils de parents qui comprennent mal l’économie. Si, en effet, on paie moins cher la pension en ville, on perd en même temps le bénéfice des garanties irremplaçables qu’offre l’internat pour le développement harmonieux du caractère de l’élève. Je crains, dit M. Valençot, cet abandon de jeunes gens en somme livrés à eux- mêmes, dans des pensions où personne ne les surveille, ou chez des correspondants trop souvent choisis au hasard. Si encore c’était vraiment dans leur famille, au sein de l’éducation familiale, qu’ils étaient maintenus. Ici, pour les internes comme pour les externes, je les dirige en plein accord avec leur famille, car je sais l’autorité du père annamite. Souvent, j’ai recours à lui pour des observations ou même des corrections que je n’ai pas à donner, mais que lui, père, d’après la tradition comme d’après le code annamite, il peut et il doit donner. Mes élèves continuent ainsi à se retremper dans leur milieu familial où ils apprennent à observer les traditions séculaires de respect à l’égard des vieillards et des supérieurs, de vénération pour les ancêtres, de reconnaissance pour les maîtres. L’éducation du lycée et celle de la famille ne vont nullement à l’encontre l’une de l’autre. Elles se complètent harmonieusement. » Qu’ajouter à d’aussi sages paroles ? Ce fut donc avec une satisfaction et une admiration sincères que nous prîmes congé. | Giáo dục Pháp-bản xứ tại Đông Dương Chuyến thăm Lycée Petrus Trương Vĩnh Ký(Nguyễn Tiến Lãng, đặc phái viên báo La Dépêche Coloniale, 25-4-1935) Sài Gòn ngày 6 tháng 4 năm 1935 Toạ lạc trên mười ba hecta đất được san lấp, vệ sinh sạch sẽ, với những luống hoa và bãi cỏ xanh mướt được ông Hiệu trưởng Valençot bài trí đẹp mắt, Lycée Petrus Ký là một trong những bằng chứng sống động và hùng hồn nhất về nỗ lực giáo dục của nước Pháp. Những toà nhà mới tráng lệ của ngôi trường nằm cách xa khu ồn ào náo nhiệt của Sài Gòn và Chợ Lớn, trong cánh đồng mả (1) nổi tiếng qua ghi chép của những nhà du hành. (1) Plaine des tombeaux: cánh đồng mả. Theo Trương Vĩnh Ký (Souvenirs historiques sur Saïgon et ses environs, trang 13, https://petruskyaus.net/ky-uc-lich-su-sai-gon-va-vung-phu-can-saigon-et-ses-environs-p-truong-vinh-ky/) nơi đây là đồn tập trận thời Tả quân Lê văn Duyệt. Xem thêm bài Đồng Tập Trận (Mả Nguỵ) trên trang mạng https://www.hinhanhlichsu.org/2019/04/dong-tap-tran-ma-nguy.html. Trong hồi ức “Hơn bảy mươi năm qua” được đăng trong Đặc San 1 của Hội Ái Hữu Petrus Trương Vĩnh Ký (https://petruskyaus.net/wp-content/uploads/2020/09/ds-pk-uc-chau-01-e28093-hon-bay-muoi-nam-qua-ghi-an-ong-petrus-ky.pdf), cụ Trần văn Lắm có nhắc đến những nấm mồ này. Cụ là học sinh khoá đầu tiên của trường từ năm 1927, về sau là Ngoại Trưởng và Chủ Tịch Thượng Nghị Viện VNCH. |